Le TBI, une révolution en marche.

Par ybenyaya le 12 avril 2011 - 1 commentaire »

Dans le temps que gronde la révolution démocratique dans les pays arabes, il en est une, plus douce qui « tire chemin » dans nos écoles. Elle s’est quand même donné un nom qui sonne un peu comme un cri de guerre : TBI. TBI ? Cà veut dire quoi ? Qu’est-ce-que c’est ? Si le TBI [...]

Dans le temps que gronde la révolution démocratique dans les pays arabes, il en est une, plus douce qui « tire chemin » dans nos écoles. Elle s’est quand même donné un nom qui sonne un peu comme un cri de guerre : TBI.

TBI ? Cà veut dire quoi ? Qu’est-ce-que c’est ?

Si le TBI était une secte, elle compterait ses intégristes et Marilyne LAFRASSE, la jeune et souriante directrice de l’école des Villards en serait sans conteste la chef de file.

La Une est allé l’interroger.

La Une

En deux mots, pourriez-vous nous expliquer ce qu’est un TBI ?

Marilyne

TBI est un sigle pour Tableau Blanc Interractif. En fait, c’est un tableau blanc classique sur lequel on projette l’écran d’un ordinateur par l’intermédiaire d’un vidéoprojecteur. Rien de particulier à ce niveau. Ce qui rend le TBI « interractif », c’est que l’ordinateur est relié à un stylet qui fait office de souris lorsqu’on le déplace sur la surface du tableau.

La Une

On m’a dit que vous n’utilisez pratiquement plus le tableau classique. Comment le TBI peut-il s’y substituer ?

Marilyne

Le TBI est associé à une application, Interwrite, qui tourne sur l’ordinateur. Cette application imite un tableau et tous les outils associés. On peut ouvrir autant de pages que l’on veut, superposer ces pages au besoin et choisir n’importe quel outil pour les remplir : feutre de couleur, clavier pour écrire, instruments de géométrie, tampons etc..

L’avantage d’utiliser une ordinateur, c’est qu’on peut enregistrer les pages, pour continuer une activité d’un jour sur l’autre par exemple. De plus si on le veut, on peut les imprimer.

Un autre avantage tient au fait que, pouvant enregistrer les séquences pédagogiques, on peut les partager. Sur internet, on trouve de plus en plus de sites alimentés par des enseignants qui mettent en ligne leur séquences dans le format d’Interwrite.

Enfin, il faut considérer que l’ordinateur qui gère le système est connecté au réseau,  équipé d’un lecteur de CD/DVD et d’enceintes acoustiques. Le tout constitue donc un ensemble multimédia complet, ce qui permet d’utiliser des séquences son ou vidéo au fil de l’eau, dans le déroulement des cours.

La Une

Comment les enfants ont-ils accueilli ce nouveau dispositif pédagogique ?

Marilyne

Par nature, les enfants s’adaptent beaucoup plus vites que leurs ainés. De plus, ils sont nés avec les nouvelles technologies et les TIC.

Par exemple, tous les matins il faut « calibrer » le système. Il s’agit de pointer des cibles projetées sur le tableau pour permettre à l’ordinateur de repérer l’image de l’écran.

Cela ne pose aucun problème à nos petits élèves et nous avons établi un tour de rôle pour cela. Lorsque le document est écrit , il est facile de le faire évoluer au lieu d’effacer et  réécrire comme avec le tableau classique : on peut souligner les mots clé par exemple. C’est un gain de temps appréciable, notamment pour les « dys » qui peuvent se concentrer sur les notions étudiées en limitant les efforts d’écriture.
On voit une nette différence avec les élèves qui étaient un peu en retrait auparavant. L’accessibilité du système, l’attrait pour la nouveauté a cassé la glace et désormais, ils viennent beaucoup plus volontiers au tableau.
D’une manière générale, on peut dire que le TBI a beaucoup apporté sur le plan du collectif. Tout le monde y trouve sa place et par conséquent participe.

La Une

Que diriez-vous à ceux qui sont tentés mais qui n’ »osent pas » ?

Marilyne

Comme Les Gets et Boëge, nous avons eu la chance de bénéficier du dispositif ENR proposé par le ministère pour permettre aux écoles rurales de prendre le train du numérique. Sans cela, nous n’aurions pas pu le faire.

Aijourd’hui, je sais qu’il existe des solutions pour faire des TBI dans un cadre budgétaire raisonnable et par conséquent plus accessible. Les écoles Sainte-Anne et Lasalle sont en cours de projets et je vous conseille de les rencontrer.

Si j’ai un conseil à donner aux autres, il tient en un seul mot : foncez ! N’ayez pas peur. Bien sûr, il faut accepter de remettre en question sa façon de travailler et d’essuyer quelques plâtres. Mais quel progrès. : « Sire, ce n’est pas une anecdote, c’est une révolution ! « .


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Une réponse à “Le TBI, une révolution en marche.”

  • tbi.fr -

    C’est un article assez complet, et il est évident qu’aujourd’hui il existe des solutions un peu moins couteuse, notamment en utilisant un vidéoprojecteur interactif et un système de captation de mouvement. Cependant je pense que le tbi, ne peut remplacer au quotidien un tableau traditionnel, sauf à utiliser un tableau haut de gamme, qui permet également de se servir de la surface comme d’un tableau.
    Il est exact que cela incite les élèves à venir au tableau, et c’est aussi le gros point positif de ce nouveau système interactif.
    N’oublions pas, que la mise en place du tbi, et son exploitation demande beaucoup de ressources humaines.

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